Pourquoi l’Inde, c’est fatigant ?

Voila maintenant un peu plus de deux mois que nous sommes arrivés, il est temps de dressé un petit bilan. Enfin « bilan », disons le vite, il s’agit la plutôt de vous raconter pourquoi, d’après nous, l’Inde, au quotidien, c’est fatigant.

Alors oui, vous qui espérez voyager un peu en lisant cet article, fuyez, au risque sinon de vouloir fuir l’Inde à jamais !

Mais je sais que vous êtes courageux, et surtout très curieux (ce qui fait bien mes affaires), alors c’est parti !

Le climat

Vous le savez bien, ici il fait plutôt chaud. Les températures oscillent autour de 32° à Bangalore, mais sont généralement moins étouffantes que la majeure partie des autres grandes villes du pays. Cela s’explique par le fait que Bangalore se situe à 920 mètres d’altitude. On échappe donc à la canicule qui touche une partie du pays dont vous avez sans doute entendu parler (sinon, jetez un oeil la dessus).

Si l’on en revient à notre quotidien, je vous dirais que cette chaleur, bien que supportable, est parfois pesante. Par exemple: le matin, j’ai 20 min. maximum A PIED pour me rendre sur mon lieu de stage. Quand on y pense, 20 minutes à pied pour aller au boulot depuis son domicile, dans une ville de la taille de Paris, c’est une sacrée veine ! Sauf que oui mais non. La chaleur (et l’état pitoyable des trottoirs) ont eu raison de ma motivation et me forcent à prendre le rickshaw (pour à peine 5 min de trajet du coup). Tant pis pour ma ligne tiens…

De plus, il fait chaud, il fait chaud, mais on ne s’habille pas pour autant comme on veut. Du moins je parle pour moi. Je veux dire par la que, quand je me balade toute seule, ou quand je vais travailler, je ne me permets pas les mêmes libertés vestimentaires que quand je me promène au bras de mon époux ! Etant des blancs becs on attire suffisamment les regards, je n’ai pas envie d’être encore plus mal à l’aise en me promenant toute seule en short ou en robe.

Et les orages, on en parle? C’est à peu près tous les soirs en ce moment. Souvent accompagnés de grosses averses. Qui ont parfois tendances à inonder les rues. Et à provoquer des coupures d’électricité généralisées.
D’ailleurs petite victoire pour nous de ce côté: quand on a loué l’appartement, le broker par qui on est passé nous a assuré que les coupures d’électricité étaient rares (environ 30 minutes par semaine). Soit, on prend l’appartement, alors non équipé d’un power backup (sorte de grosse batterie qui prend le relais en cas de coupure). Après quelques semaines de vie dans ce nouvel appartement, et des coupures d’électricité quasi journalières (pouvant durer parfois quelques heures en cas de fortes pluies), on décide d’en parler à notre propriétaire, pour qu’il nous installe un power backup. La ça a été un peu compliqué. Mais après négociation et compromis, on obtient notre power backup… moyennant paiement de la moitié. Bon, au moins on ne sera plus dans le noir.

Enfin, la saison des pluies approche, je suppose que ces petits orages ne sont qu’un simple aperçu de ce qui nous attend pour cet été…

Contraste si vous entrez dans un restaurant, ou bien au bureau, pensez à prendre votre petite laine. Ils sont très généreux sur la climatisation. Il peut faire 35° dehors, ils mettront la clim à 20°. Alors oui, bonjour le choc thermique, et « à demain ! » le rhume.

La pollution…

… qui va de pair avec la chaleur. Coincé au milieu des bouchons, dans ton rickshaw, il fait très chaud, et tout ce que tu respires ce sont les gaz qui s’échappent des pots d’échappement qui grouillent de chaque côté. Paris, à côté, on se croirait en Normandie.
D’ailleurs, la ville est tellement polluée qu’un lac à soudainement pris feu dernièrement.

Les odeurs…

… qui vont de pair avec la pollution parfois. Mais pas seulement. Les odeurs, elles sont partout. Et bien souvent pas très agréables. Les ordures s’entassent dans les rues (au grand bonheur des vaches, des chiens errants et des rats). En parlant des vaches, faites attention où vous marchez, attention, la à gauche ! Trop tard… j’espère que c’était votre pied gauche?
Puis l’homme… qui fait son petit pipi sur le mur d’un trottoir, comme ça, devant tout le monde. Oui oui, c’est plutôt fréquent (certains murs doivent avoir un pouvoir d’attraction vraiment puissant car c’est tous les jours que l’on voit des mecs pisser la).
D’ailleurs, c’est en partie pour ça que les indiens préfèrent à certains endroits marcher sur les routes plutôt que les trottoirs. Ca, et l’état pas terrible des trottoirs, j’y reviens, mais c’est important pour comprendre pourquoi se promener à pied en ville peut être fatigant. Les trottoirs ne sont pas droits, il y a beaucoup de dénivelés (pas des petits hein, descendre du trottoir c’est presque sauter de 40/50 cm), parfois des trous. Il faut TOUJOURS regarder où l’on marche, les yeux rivés au sol. Mais attention ! Ah trop tard, trop occupé à scruter où poser ton prochain pas, tu t’es mangé le câble électrique qui pendouillait la. La prochaine fois tu seras plus attentif !

Le bruit

Personnellement, le bruit sera sans doute ce qui finira pas avoir raison de moi un de ces quatre. Bien pire que les odeurs, la pollution ou la chaleur. Le bruit est partout, tout le temps, il est vicieux et te suit jusqu’à chez toi !

Dans la rue, c’est évidement bruyant, notamment à cause des klaxons incessants (je vous en avais déjà parlé ici). Mais bon, ça à la limite, ça fait partie du folklore indien.
Non, le bruit qui me dérange, c’est celui qui s’infiltre chez moi. Quand je suis chez moi, j’ai juste envie d’être dans mon cocon, coupé de l’extérieur (sans doute mon côté fille de la campagne ça !). Mais ici c’est impossible.

D’abord, il faut vivre avec ses voisins. Entamons les présentations: à gauche, je vous présente « Monsieur-je-crache-et-je-fais-mes-glaires-très-bruyamment-le-matin ». A droite, voici « Monsieur-je-n’entends-pas-la-télévision-si-le-son-n’est-pas-au-maximum,-parce-qu’un-Bollywood-ça-ne-s’apprécie-pas-sans-le-son-voyons ! ». Au fond, il y a « Madame-je-ne-suis-pas-très-en-forme,-je-tousse-bien-grassement-et-bruyamment,-je-me-racle-la-gorge,-et-décidément,-je-tousse-je-tousse-je-tousse » (toute la journée, tôt le matin, parfois la nuit). Si on entend si bien nos voisins (je ne leur en veux pas hein, ils font leur vie après tout (quoique baisser le son de ta TV, le soir à 00h, tu pourrais non?)), c’est qu’ici on vit les fenêtres ouvertes (à cause de la chaleur), et que même lorsqu’elles sont fermées, l’isolation n’est pas très bonne (non non, pas de double vitrage; quoi vous êtes surpris?!).

La nuit… Aaaah, la nuit (soupir de soulagement). Entre 00h et 6h du matin, on note une très nette accalmie du bruit. Les chauffeurs sont détendus du klaxon, les voisins sont au lit, bref, le silence. Pas vraiment: la nuit aussi il fait chaud, le ventilateur est donc en marche en continu. A vrai dire, on a découvert le silence cette semaine avec Tim, en éteignant le ventilateur une nuit. Et la plus un bruit. Alléluia ! Depuis, on a chaud, mais on dort 5h sans bruit, ça n’a pas de prix…

« Pooopppooooooooop… Pooopppooooooooop… Pooopppooooooooop… » QUOI?! Qu’est ce qu’il se passe?! Il est 7h du matin, non ce n’est pas le réveil qui sonne. C’est un homme. Qui crie. Dans la rue. Toutes les 5 secondes. Au début j’ai pensé à un fou. Mais non, du tout du tout, c’est un marchand ambulant, qui commence sa tournée de façon plutôt matinale. Et ça va durer toute la journée comme ça. Bon, il a d’autres rues à faire heureusement, mais il n’est évidemment pas tout seul, on distingue entre 5 et 10 cris différents. Qui s’enchaînent toute la matinée. Clairement, oubliez ta grasse mat’ si tu n’as pas emmené tes bouchons d’oreilles. Entre vous et moi, je crois que c’est eux qui m’achèveront (car même avec mes boules quies, ils hantent mon sommeil matinal).

Et les chiens aussi: le jour, il y a celui du voisin (attaché 24h/24 sur son balcon, une sacré vie de chien celui la), dont la seule interaction sont les passants, et il le fait savoir très bruyamment lui aussi. La nuit, généralement vers 5h, le jour se lève doucement, les chiens sont eux déjà bien en forme. Devant chez nous, c’est un peu comme une des réunions (pas très secrètes) du Fight Club. Ils viennent, ils se battent, ils crient, puis repartent. Oh, ce n’est pas très long, généralement ça ne dure que 5 minutes, mais 5 minutes d’aboiements continuels juste en dessous de ta fenêtre, à 5h du matin, c’est déjà trop.

Aussi, les gens ont la fâcheuse tendance à venir sonner à notre porte à n’importe quelle heure. Par n’importe quelle heure j’entends à partir de 8h le matin. Puisqu’ils sont réveillés depuis au moins deux heures, ils doivent sans doute supposer que toute la population en fait autant. Mais non, nous le week-end, on aimerait ne pas être réveillés tous les matins soit par un vendeur de journaux, soit pas la dame qui ramasse les poubelles qui vient réclamer son dû.

Il y a des jours où l’on est plus chanceux que ça ! Samedi dernier, nous avons été réveillés à 11h30 par des percussions. Une sorte de fanfare qui jouait devant chez nos voisins. C’était chouette, ça m’a même fait sortir du lit c’est pour vous dire. Bon, on ne saura pas c’était pour quelle occasion (peut être un mariage ou une cérémonie particulière, vu l’attroupement), car 3h plus tard de percussions presque non-stop, on a décidé d’aller manger ailleurs.

Il n’y a pas à dire, de toute façon les indiens aiment le bruit. Les samedis et vendredis soirs, impossible de s’entendre parler dans les bars tellement la musique est forte. Au cinéma, le son est lui aussi très fort, particulièrement pendant les pubs.

Enfin ils aiment le bruit, sauf quand tu es chez toi avec des amis et que tu discutes un peu trop fort à 22h… Allez comprendre…

La nourriture

Nos bons petits produits français nous manquent, c’est vrai. Disons qu’ici, on ne trouve pas tout ce qu’on voudrait dans les supermarchés. Les produits sont évidemment différents. Le soucie c’est qu’on ne sait pas les cuisiner (tiens, c’est quoi ce légume? et ce paquet qui ressemble a du riz mais qui n’en n’est pas?). Je ne suis déjà pas un cordon bleu en France (d’ailleurs, il n’y a pas de cordon bleu ici…), mais alors là… Alors bien sur on arrive à trouver de la viande, du pain, du fromage, mais dans quelques rares boutiques spécialisées, réparties un peu partout: pas de supermarché où TOUT ce dont on a besoin est réuni.
Bon, à côté de ça on peut aller au restaurant pour pas très cher, et c’est souvent très bon. Mais légèrement spicy. Nos ventres ont encore parfois du mal à s’habituer à ce changement de régime alimentaire (Tim vous confirme d’ailleurs que ce changement est difficile dans l’autre sens: pas si simple de se remettre à manger de la viande tous les jours pendant son court séjour en France).

Nous qui comptions perdre du poids ici, nous repasserons: quand on ne sait pas quoi manger, on ne mange pas forcément des choses très saines, on sort souvent au restaurant, et c’est rare qu’on y prenne des salades, et les plats indiens sont finalement plutôt gras (toujours accompagnés de beaucoup de sauce !). Hélé, on rentrera peut être tout gros et tout bronzés !

Les bébêtes…

… dans la maison ! J’ai eu la surprise l’autre jour de trouver un gecko sur ma machine a croc monsieur. La semaine dernière, je sors mon ukulélé, entends un bruit suspect venant de l’intérieur. Juste un petit cafard qui avait décidé de venir mourir ici. Dans la cuisine, on ne peut rien laisser traîner. Pas le moindre aliment à l’extérieur, ni même fruit ou légume, au risque de voir des dizaines de moucherons leur tourner autour et s’y attaquer. Des micros fourmis ont aussi tendance à apparaître si on ne nettoie pas directement la goutte de jus de fruit tombée sur le plan de travail. La tonne de vaisselle et les petits restes de nourriture dans l’évier, ce n’est pas non plus une bonne idée…

Ah ! Et nos amis les moustiques ! Quelles tares ces bêtes la. Ils attaquent même en plein jour parfois ! Sortez l’Odomos et tartinez vous avant de sortir le soir, conseil d’amie.

Sortir en Inde

Si vous voulez sortir, vous allez sans doute passer par l’étape rickshaw. Donc comme je vous en avais parlé il y a quelque temps, la négociation est quasi-automatique. Oui, sauf que parfois, il y a quelques petits problèmes de compréhension. La plupart de rickshaw ne parlent pas couramment anglais, ils comprennent les directions, et évidemment manient les chiffres à la perfection. Mais bon vous savez, l’accent indien… La dernière fois, c’était assez drôle: on réussit à négocier avec un chauffeur pour faire le trajet à Rs.50. Arrivés à destination, Tim donne la somme dûe au chauffeur qui nous rattrape quelques mètres plus loin en nous disant « hey, il manque 10 ! –  Bah non on était d’accord sur fifty – Non non, on avait dit chichty »  Chichty… Bon il aura gagné rs.10 de plus ce petit monsieur.

Que ce soit dans les magasins ou dans les restaurants, les indiens ont plutôt un très bon sens du service. Bon, certes ils sont en général assez lents, mais ça c’est culturel, ils n’ont pas la même notion du temps que nous. Très bon sens du service, mais légèrement envahissant. Vous savez cette vendeuse qui s’ennuie dans sa boutique et qui dès qu’elle vous voit rentrer vous saute dessus? Vous n’aimez pas ça hein? Et bien ici c’est tout le temps, dans tous les magasins, dès qu’on rentre et dès qu’on s’arrête plus de 2 secondes sur un produit. Par exemple, vous voulez essayer une chaussure, le vendeur va lui même vous passer la chaussure au pied. Même dans les super-marchés c’est pareil: « Non merci madame, je n’ai pas besoin d’aide pour choisir mes protections féminines, c’est gentil (ou extrêmement gênant) ».

Au restaurant, quand le serveur vous apporte une bière, il l’a présente comme si c’était une bouteille de vin: il vous la montre puis vous demande si vous voulez qu’il vous l’ouvre (bah oui s’il te plaît, c’est plus pratique pour la boire); on ne parle pourtant pas d’un grand cru la.

Autre fait un peu perturbant au début, à chaque entrée dans un centre commercial, il y a obligation de passer au détecteur de métaux et de faire examiner vos sacs. Mais clairement, il s’agit bien d’une blague. Le détecteur sonne tout le temps, sans jamais que ça ne dérange personne, et on jette juste un oeil rapide à l’intérieur des sacs. C’est sans doute pour créer des emplois; vous remarquerez qu’ici, ils ont plein de jobs qu’on n’a pas chez nous (je vous laisse juger de leur utilité): la madame qui range vos courses dans les sacs, le monsieur qui appuie sur le bouton de l’ascenseur, la madame qui vous dit bonjour/au-revoir à l’entrée et à la sortie d’un mall, le monsieur qui poinçonne votre ticket de caisse à la sortie du magasin, celui au bureau qui te fait les cafés, celle qui va faire réchauffer ton plat le midi au bureau, des agents de sécurité à foison, et j’en passe…

Aussi, si vous aimez traîner dans les bars, tard le soir, ici il faudra se contenter de 23h en semaine, et 1h du matin le week-end. Bon, au moins, vous serez en forme pour aller travailler le lendemain ! Mais puisqu’on ne peut pas faire la fête chez soi (nos chers voisins se sont visiblement plaints à notre propriétaire pour le petit apéro tardif de mardi dernier… Bah oui mais bon, Tim avait ramené vins, pâtés et saucissons de France, excusez nous notre enthousiasme !), et qu’à 1h du matin il faut rentrer chez soi, quand est-ce qu’on fait la fête?!

Le travail (Youpi, je passe le relai à Tim pour cette partie !)

L’inde est un pays tellement diffèrent, qu’il faut venir travailler avec eux, chez eux pour comprendre leur façon de fonctionner. Ainsi, vu depuis la France, ils sont souvent considérés comme peu fiables, et paresseux, alors que nos critères ne permettent pas de juger leur travail comme il se doit (même si je me pose encore quelques questions…).

Un Indien par exemple ne dira jamais non, et préfèrera mentir plutôt que de dire qu’il avait tort. Dans ce contexte, le « demain » prend une toute autre dimension temporelle que ce qu’on peut imaginer. Quand un indien dit « Promis demain tu l’auras » avec un petit hochement de tête de gauche a droite, tu ne l’auras surement jamais… Couplé avec la lenteur et le formalisme administratif indien, cette excuse peut être très souvent ressortie, et la collecte d’informations ou l’aboutissement d’une demande relève d’un parcours du combattant (un peu comme Asterix dans La maison qui rend fou).

De même le rapport et le respect de la hiérarchie sont extrêmement marqués. Pour avoir des informations, les personnes auxquelles je m’adresse, se réfèrent souvent à leur hiérarchie pour savoir si elles ont le droit de donner ces informations.

La non transparence devient aussi un problème, quand bien même j’arrive a avoir les informations, celles-ci ne sont pas toujours claires est précises, et parfois même incomplètes. Quand on essaie de rentrer dans les détails, on a droit au « j’ai enlevé les formules pour que ça prenne moins de place » ou « le document que tu demandes contient exactement la même chose qu’ici ». Mais bien sur…

En conclusion : travailler avec des indiens, c’est F.A.T.I.G.A.N.T.


Je pense que si l’on trouve ce quotidien si fatigant parfois, c’est aussi parce que TOUS nos sens sont sollicités constamment. Et ça, ça nous fatigue, pauvres paresseux que nous sommes !


Dites vous bien que l’on vit à Bangalore, la vie la plus « soft » et occidentalisée du pays. C’est la qu’on se demande si l’on aurait été capables de vivre dans une ville telle que Delhi ou Bombay, où la chaleur, le bruit, la pollution, les regards insistants, etc. se font encore plus présents … ?

« Incredible India » dit-on ! Et bien c’est bien vrai ! D’une façon toute aussi positive que négative.

Bon, n’allez pas penser que nous sommes au fond du trou, en pleine dépression, à deux doigts du rapatriement d’urgence pour cause du syndrome de l’Inde. Que nenni ! C’est juste que c’est l’Inde, l’Inde de notre quotidien. Qui nous demande beaucoup d’efforts c’est vrai. Alors il y a des jours où l’on prend ça comme un challenge, ou ça nous amuse même; d’autres où l’on a juste envie d’un retour aux sources (c.a.d: un bon « saucisson/emmental/Coteaux -du-Layon/sur-la-terrasse-de-Ver-sur-Mer-en-Normandie »). Au fond, nous savons que l’aventure vaut le coup d’être vécue de par tous les bons moments qui viennent largement contre-balancer ces petits challenges quotidiens.

« Aller, viens à Bangalore, on est bien bien bien bien bien ! »

PS : si les articles se font rares, c’est que Tim est toujours un peu rétissant à prendre la plume, et que de mon côté j’ai trouvé un stage dans une startup (Bangalore mérite vraiment son surnom de Sillicon Valley indienne) qui occupe bien mes journées.

PPS : on part en Thailande le 13 juin, donc vous n’attendrez pas un mois avant le prochain article.

3 Comments

  1. <b class="fn">Jeanne</b>

    Je vois que l’on partage certaines choses… A commencer par la chaleur et les animaux! Par contre d’après ta description, Ho Chi Minh a l’air plus « vivable ». Bien-sûr, il y a du monde partout, mais on peut quand même trouver des espaces calmes (notamment dans mon quartier) et lorsque je suis chez moi je n’entends plus le bruit du dehors.
    Par contre, ce qui manque cruellement ici, ce sont les espaces de rassemblement! Il y a bien quelques parcs, mais interdiction de s’asseoir sur l’herbe, alors les jeunes se retrouvent sur les bords de routes excentrés pour pique-niquer…

    En tout cas bon courage pour les jours « sans », et dis nous en plus sur ton stage!

    1. <b class="fn">timetsophie</b>

      C’est vrai que la journée les espaces calmes n’existent pas. Il y a bien des parcs, je crois que c’est possible de squatter l’herbe. Mais ça reste au milieu de l’agitation de la ville donc un peu bruyant. Il faudrait aller en campagne pour trouver un peu de silence je pense !
      Merci pour ton commentaire et tes encouragements ! Mais il ne faut pas croire que c’est si terrible que ça ????

  2. <b class="fn">vaylniss</b>

    je me laisse un post it, j’en suis a nourriture héhé :), trop long pour moi, ca va me faire la semaine 😉

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