Pondichéry: un petit tour en Fr’Inde

Pondichéry c’est un peu un petit bout de France en Inde.
Un bout de France, à l’est du centre ville avec le quartier de White Town (ancienne ville blanche où vivaient les colons), et l’Inde, à l’ouest, avec son architecture, ses rues et ses commerces typiquement indiens.

Lorsque l’on vit en Inde, ce que l’on vient chercher à Pondichéry ce sont ces quelques repères à la française que l’on trouve à White Town: les noms des rues en français, des établissements français à l’architecture coloniale (lycée français, Alliance françaises, etc.), des églises catholiques, des rues propres et très calmes (les klaxons sont interdits, pas de vendeurs de rue), des boulangeries avec du pain et des croissants !

A droite à gauche quelques petites boutiques très sympa, que ce soit des boutiques de créateur, des boutiques de souvenirs avec beaucoup de produits faits main, ou bien des boutiques d’antiquités. De quoi commencer tranquillement à remplir la hotte du Père Noël…

Beaucoup de belles bâtisses ont été reconverties en hôtels ou en maisons d’hôtes.
On a d’ailleurs eu un gros coup de coeur pour la guest house où nous avons passé une nuit: La Closerie. Juste super chouette, avec un personnel vraiment gentil, et un vrai petit déjeuner continental ! Et oui, rien que ça, ça vaut de l’or !

De l’autre côté du canal séparant la ville blanche à la ville noire, on retrouve l’agitation habituelle des villes indiennes: le marché où l’on trouve d’à peu près tout, la circulation un peu folle avec le bruit des klaxons, des rues un peu moins propres …

Et si la ville est organisée par quartiers, on y trouve aussi un quartier musulman au sud ouest du centre ville, beaucoup plus calme que la ville noire, où il fait aussi bon se balader pour admirer les jolies maisons aux façades colorées.
Au détour d’une rue, on y a d’ailleurs fait de drôles de rencontres: quelques troupeaux de chèvres en pleine rue. Normal.

 

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Tout à l’est du centre ville, on a la mer. Une longue digue de plus d’un kilomètre: la promenade favorite de la ville. C’est vrai qu’en bord de mer, on peut apprécier un peu plus de fraîcheur et une légère brise bien agréable. La promenade est d’ailleurs fermée à la circulation à partir de 18h, pour permettre à tous d’en profiter au mieux !

Seulement, pas de plage à Pondichéry. Il faudra se rendre à quelques kilomètres de la ville pour pouvoir espérer se baigner.
Nous nous sommes rendus à Serenity Beach à environ 7 bornes de Pondich’. Effectivement, la plage porte bien son nom, c’était plutôt calme et presque désert. Bon, c’est vrai qu’il ne faut pas être trop regardant sur la propreté de la plage, mais on a vu pire, alors à l’eau !

Aussi, on a pu assister à quelques mises à l’eau de ce bon vieux Ganesh.
Pour comprendre un peu ce dont je vous parle: le 17 septembre à commencé le Ganesh Festival (Ganesh Chaturthi)une fête indienne en l’honneur du Dieu Ganesh (vous savez, celui à tête d’éléphant !). La fête dure un nombre impair de jours (5, 7, ou 11 en général). Pour vous expliquer un peu la célébration, je vous balance un petit Wikipédia:

« Le premier jour de la célébration, les Indiens, après s’être baignés en signe de purification, vont acheter une représentation de Ganesh, que l’on trouve de toutes tailles (de quelques centimètres à plusieurs mètres de hauteur) et la rapportent en procession chez eux, où elle est installée sur un autel et décorée. L’idole est alors conservée plusieurs jours pendant lesquels des prières sont récitées matin et soir à son intention, et des offrandes (notamment des sucreries) lui sont faites.
Le dernier jour de la célébration, les statues sont portées en procession vers le lieu de leur immersion (mer, lac, rivière, réservoirs d’eau creusés pour l’occasion, voire un seau d’eau…) par les dévots qui scandent « Ganapati bappa morya ! Mangal moorti morya ! » (« Père Ganapati, reviens-nous ! Toi qui portes chance, reviens-nous ! » »

C’est donc en ce 5ème jour de célébration que de nombreux indiens ont décidé d’aller balancer leur Ganesh à l’eau. Cela semble d’ailleurs être une histoire d’hommes, nous n’avons croisé aucune femme pour participer à cette mise à l’eau.
Des petits aux grands Ganesh, aucun n’est épargné !

La mer et la plage ne sont d’ailleurs pas  épargnées non plus… Si traditionnellement les petites statues de Ganesh sont faites d’argile qui se dissolvent facilement dans l’eau, elles sont de plus en plus, pour des raisons économiques (et parce que vendre des petits Ganesh ça rapporte bien) remplacées par du plâtre décoré avec de la peinture bien chimique, beaucoup moins glamour pour l’environnement…


Non loin de Pondichéry, existe aussi une autre curiosité, Auroville.

Auroville, peut être en avez vous vaguement entendu parler. Situé à 10km de Pondichéry, ce village expérimental à été créé en 1968 par une française, Mirra Alfassa (La Mère). L’idée étant de de « créer une cité universelle où hommes et femmes de tous les pays doivent pouvoir vivre en paix et en harmonie progressive au dessus de toute croyance, de toute politique et de toute nationalité ». 

Chartre d’Auroville:
« Auroville n’appartient à personne en particulier. Auroville appartient à toute l’humanité dans ton ensemble. Mais pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine.
Auroville sera le lieu de l’éducation perpétuelle, du progrès constant, et d’une jeunesse qui ne vieillit point.
Auroville veut être le pont entre le passé et l’avenir. Profitant de toute découvertes extérieures et intérieures, elle veut hardiment s’élancer vers les réalisations futures.
Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète. » (28 février 1968)

Nous avions payé un ricksahw pour rester deux heures sur place. N’ayant tout les deux pas le même intérêt pour le projet, nous avions décidé de faire court et de ne visiter que le Centre des visiteurs, visant à expliquer Auroville au curieux de passage.
Ce n’était pas tant la philosophie d’Auroville ni l’aspect spirituel qui m’intéressaient personnellement, mais plutôt de comprendre comment les aurovilliens vivent (qu’est ce qu’ils font, où est ce qu’ils vivent, comment travaillent-ils, etc). Clairement, la visite du Centre ne nous a pas vraiment éclairé, s’attardant plutôt sur l’histoire du projet, La Mère, et sa philosophie.
On a finalement passé plus de temps dans les boutiques (franchement sympa, avec beaucoup d’artisanats et de fait main) qu’à regarder les quelques expos.

Pour conclure: Auroville n’est pas quelque chose qui se visite mais quelque chose qui se vit. Sans quoi, on ne comprendra pas, et certains repartiront avec la même idée et a priori qu’ils avaient au départ, à savoir « Auroville, ce n’est une bande de hippies un peu perchés, complètement déconnectés de la réalité ». Bin non, t’as juste pas compris.


Pondichéry, on vous l’a dit, c’est de belles rencontres que l’on fait au détour des rues: des chiens joueurs, des troupeaux de chèvres, un buffle, un éléphant…

UN ELEPHANT?!

« Oh regarde là bas, un éléphant ! » me dit Tim. Ni une, ni deux, on change de cap, et direction le pachyderme !
Et oui, je vous en avais déjà parlé mais voir un éléphant de si près, pouvoir même le toucher, c’était une chose que je devais absolument faire avant de quitter l’Inde… Alors c’est tout curieux que l’on s’approche et qu’on observe l’animal.

C’est juste devant le temple de Ganesh, sur son petit bac à sable, que Lakshmi fait la belle et bénit les passants: « Maquillée », parée de quelques bijoux et fleurs, l’éléphante, bénit les passants avec sa trompe.
On observe le petit rituel avec attention. Les gens passent, lui offre à manger, une pièce ou un billet qu’elle attrape avec sa trompe, puis pose sa trompe vers le donneur en guise de bénédiction (avant de discrètement refiler le bifton à son dresseur).
C’était clairement l’occasion de réaliser ce rêve: toucher un éléphant !

Seulement, quelques hésitations: on se demande si elle est bien traitée, si elle est heureuse. Quand même, elle ramasse de l’argent et elle reste debout là une bonne partie de la journée. D’un autre côté, elle n’est pas enchaîner, son dresseur ne possède pas de vilain bâton avec un crocher pointu, elle a le regard vif et expressif, et est physiquement très belle, signe qu’elle doit être en bonne santé.

Alors voila, c’est décidée, ça sera elle notre premier contact avec un éléphant. Bon, honnêtement, face à la bête, on ne fait pas trop le malin ! C’est vraiment impressionnant d’être si près d’un si gros animal.
Je finis par oser lui glisser une pièce dans la trompe, et me voila bénie par la belle pachyderme.
Pour ceux qui se demandent: c’est comment de toucher un éléphant? Je vous répondrais: intimidant, impressionnant, rugueux et… poilu (oui, ça picote un peu !).

Mes quelques recherches après coup m’ont confortées dans l’idée que cette éléphante est vraiment respectée et bichonnée. Je vous invite à lire ce court article sur l’histoire de Lakshmi (d’où vient-elle, comment vit-elle et que fait-elle de sa journée). 


Un weekend à Pondichéry, c’est (si l’on peut dire compte tenu du climat), une mini bouffée d’air frais à la française ! Un peu comme si l’on prenait quelques jours de vacances dans le sud de la France.

En tant qu’expats français, on ne vient pas à Pondichéry pour faire du tourisme, mais juste pour faire une pause.

Nos bonnes adresses :

  • Où dormir : A La Closerie, dans la Whitetown. Pour 50€ la nuit, vous n’aurez qu’une envie, rester posé au calme, au frais au bord de la piscine de cette splendide maison d’architecte. Comme on vous l’a dit plus haut, le personnel est vraiment très gentil, et le petit déjeuner continental encore meilleur qu’a la maison. Sans parler de la chambre, tout confort (un grand lit confortable, la clim indispensable à Pondich’ ,…).
  • Où manger :
    • La Maison Rose : plus pour le cadre que pour la cuisine (bonne mais pas folissime). En attendant d’être servi n’hésitez pas a aller faire un petit tour dans les 2-3 boutiques logées dans la même bâtisse, de jolis choses à shopper.
    • Envie de pizza : Auropizza et Farm Fresh. On s’est vraiment demandé ce qu’on faisait dans le premier, tout petit, un peu bouiboui, mais les pizzas au feu de bois sont un délice ! Chez Farm Fresh, petits prix pour grosses pizzas !
    • LB2 Lounge : de la bonne musique, un petit resto vraiment sympa, avec une cuisine vraiment très bonne. On vous recommande le fish&chips😉
  • Un peu de shopping :
    • La Maison Rose 
    • Le Art Café : pour une petite pause café où shopping, deux petites boutiques de produits locaux à découvrir.
    • La boutique d’Auroville : soit directement sur Auroville si vous avez l’intention d’y passer, où bien dans la Whitetown ; des produits divers fabriqués par les aurovilliens, de bonnes idées cadeaux/souvenirs.
  • Où rencontrer Lakshmi : devant le temple de Ganesh : Manakula Vinayagar Street, Puducherry.

One Comment

  1. <b class="fn">Vaylniss</b>

    Je veux allez la moi

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