Hampi, le Magnifique

Hampi, je crois qu’on l’a tous adoré. Ses rizières, ses rochers, ses couchers de soleil, ses temples et ses ruines… De quoi s’Hampi-frer les yeux jusqu’à en être rassasié. Si l’on devait vous conseiller un endroit à ne pas louper dans la partie sud de l’Inde, il ne fait aucun doute que ce serait celui-ci. Les couleurs et les paysages sont tellement différents de chez nous qu’on ne peut qu’en prendre plein la vue. Aller, je vous raconte.

Hampi, je vous en avais brièvement déjà parlé mais reprenons les propos de UNESCO pour plus de précisions:

« Le site austère et grandiose de Hampi est composé principalement des vestiges de la capitale de l’empire de Vijayanagara (XIVe– XVIe siècles), dernier grand royaume hindou. D’une superficie de 4 187,24 ha, il est situé dans le bassin de la Tungabhadra, dans le centre de l’État du Karnataka, district de Bellary.

Le paysage grandiose de Hampi est dominé par la rivière Tungabhadra, des collines escarpées et des plaines ouvertes, riches en vestiges. Plus de 1 600 vestiges subsistent et témoignent de la sophistication des divers systèmes urbains, royaux et sacrés ; il s’agit notamment de forts, d’éléments situés en bordure de la rivière, d’ensembles royaux et sacrés, de temples, de sanctuaires, de salles à colonnes, de mandapas, de monuments commémoratifs, de portes, de postes de contrôle, d’écuries, d’ouvrages hydrauliques, etc. »

En clair, Hampi c’est aussi beau que grand. N’ayant que 2 jours complets de prévus sur place, il faudra faire des choix (si vous aimez les temples et les ruines, je pense qu’en passant même 10 jours sur place, vous n’aurez pas de quoi vous ennuyer).

Avant tout, une telle beauté, ça se mérite: pour arriver à cette 3ème grosse étape de notre voyage (si vous avez loupé le début, c’est ici et la), il nous a fallu encore un peu de patience. Si seulement 365km séparent Panjim et Hampi, une fois n’est pas coutume, cela représente pas moins de 8h de route avant d’arriver à destination. Ah, ces routes indiennes…

Arrivés le lundi en fin d’après midi, on aura juste le temps de rejoindre notre guest house et de se reposer un peu. On profitera tout de même du cadre exceptionnel: les rizières nous entourent. Et hop, un joli coucher de soleil de plus à ajouter à notre collection du voyage.

La rivière Tungabhadra sépare Hampi en deux: d’un côté la « ville » aussi appelé Hampi Bazaar, et de l’autre côté Virupapur. Si l’on peut traverser d’une rive à l’autre grâce à des navettes, celles-ci s’arrêtent officiellement vers 18h. Après quoi il faudra compter sur les officieux « coconut boat » pour la traversée…
D’un côté la ville ancienne, avec la majeure partie des temples et des ruines (Hampi Bazaar), où les véhicules motorisés sont interdits (exception faite pour les taxis et rickshaws), et de l’autre des rizières et bananeraies à n’en plus finir, et les guests house rappelant légèrement l’ambiance de Goa/babacool (musique, restaurants, alcool autorisé).

Logés du côté de Virupapur, nous avions décidé pour notre première journée d’explorer cette partie d’Hampi (très peu recommandée par les guides touristiques (à tord) mais fortement par notre guide Timothée). Nous voila donc chevauchant nos mobylettes, traversant les rizières et bananeraies à la recherche des temples perdus…

Le premier arrêt se fera en bas du Monkey Temple. Vu d’en bas, ça à l’air un peu haut quand même, mais la vue à l’arrivée promet de récompenser cet élan sportif. Alors c’est parti, on attaque les 500 marches, sous le soleil Indien. La haut nous attendent les singes (on aura d’ailleurs pris soin d’acheter quelques bananes avant la montée, tant pour nous redonner un peu d’énergie que pour attirer les bêtes), et une superbe vue panoramique sur Hampi.

La journée se poursuivra sur nos deux roues, cheveux au vent, nous fiant à nos intuitions (pas toujours très fiables) quant à la route à suivre. On finira cette escapade par le Durga Temple, avant de se laisser entrainer dans une descente mystérieuse vers une cave entre les rochers, guidés par un Hindou,  jusqu’à la Snake House. La descente (autant que la montée) fut sportive, mais les deux touristes que nous avions croisé juste avant nous avait assuré que l’expérience valait le coup. On s’est alors innocemment laissé embarquer, s’attendant à tout sauf à ça (je vous laisse admirer la Snake House sur la dernière photo)…

Le lendemain, on avait donné rendez-vous à Lakshmi à 8h, de l’autre côté de la rivière. Enfin… Lakshmi nous avait donné rendez-vous à 8h, heure de son bain. Lakshmi? Oui, une autre éléphante sacrée, comme celle de Pondicherry.
Madame se fait frotter, brosser, devant tout un parterre d’admirateurs. Elle retourne ensuite dans son temple, sans manquer de bénir les volontaires sur son chemin.

On continuera ensuite par des visites de temples du côté d’Hampi Bazaar, dont deux visites guidées afin de comprendre un peu mieux l’histoire de ces lieux, leur architecture, les décors et leurs petits secrets.

Après quoi on passera l’après-midi à se promener en rickshaw, dans la ville Royale, en passant par les immanquables écuries des éléphants. Si elles sont déjà très impressionnantes vides, on n’ose imaginer ce lieux avec la présence de dizaines d’éléphants royaux à l’intérieur.

Pour conclure cette journée en beauté, rien de mieux qu’un peu de sport. Les 500 marches du Monkey Temple de la veille ne nous auront pas découragé, on va s’attaquer ici au 400 marches du Veerabhadra Temple. Il est temps d’admirer une dernière fois le panorama d’Hampi, et de se poser, en attendant que le soleil se couche.

Voila qu’il faut déjà reprendre la route. Direction Bangalore où nous passerons la journée, avant de repartir le soir vers le Kérala.

A très vite !

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