Giant’s Causeway : sur les traces des géants du Nord

C’est tout frais tout pimpants après une nuit à la ferme que nous partons vers l’Irlande du  Nord.
Le pilote à droite, la copilote à gauche, chacun à son poste pour attaquer les 215km qui nous séparent de notre première destination: la Chaussée des Géants (the Giant’s Causeway).

La Chaussée des Géants, vulgairement ce sont des colonnes de cailloux aux formes relativement hexagonales, collées les unes aux autres en bord de mer.

Dit comme ça, ce n’est pas très explicite, mais en images ça donne ça :

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Ces roches nous ont, comme plus d’un avant nous, intrigués: mais pourquoi ces pierres ont telles des formes si géométriques? Quelle en est l’origine : humaine, naturelle, extraterrestre?

L’Histoire, installez-vous bien, « nous » allons vous la raconter…

Il était une fois …

Petite vidéo explicative de la légende que l’on peut visionner dans le centre des visiteurs du Giant’s Causeway.

Pour ceux qui n’auraient pas tout saisie (ou trop pressés pour regarder cette excellente petite animation d’à peine 3 minutes), voici l’histoire :

« Selon la légende, deux géants ennemis vivaient de chaque côté de la mer, l’un en Écosse, appelé Benandonner, et l’autre en Irlande, nommé Finn Mac Cumaill. Le géant écossais parlait de son rival irlandais comme d’une personne négligée et froussarde jusqu’au jour où celui-ci, piqué au vif, dit à l’Écossais de venir se battre pour lui prouver qu’il était le plus fort ! Mais comment franchir la mer ? L’Irlandais jeta des pierres dans l’eau pour construire un chemin praticable, une « chaussée » entre l’Écosse et l’Irlande. Mais quand il vit approcher son adversaire, l’Irlandais fut pris de panique car il était beaucoup plus petit que son adversaire ! Il courut demander conseil à sa femme, qui eut juste le temps de le déguiser en bébé avant l’arrivée du géant écossais. À ce dernier, elle présenta son « fils », qui n’était autre que son mari déguisé. Le géant écossais, voyant la taille de ce « bébé », prit peur. Affolé à l’idée de la taille du père et par conséquent de sa puissance, il prit ses jambes à son cou et s’en retourna dans ses terres d’Écosse en prenant soin de démonter la chaussée pour que l’Irlandais ne risque pas de rejoindre son île. »

Bien d’autres histoires entour cette légende. Aussi vous trouverez sur le site de la Chaussée des Géants:

  • Une roche en forme de botte : celle que le Géant Finn aurait perdu en prenant la fuite.
  • Un rocher formant la silhouette d’une grand-mère : transformée en pierre par Finn ne supportant plus ses jacassements quand à l’endroit et la façon dont il devait disposer les pierres pour former la Chaussée.
  • Un rocher en forme de dromadaire allongé : le géant ne voulant pas arriver en retard pour lire une histoire à son fils, auquel cas sa femme le menaçait de donner son diner aux bêtes, un des villageois avec lequel il était accoudé au bar lui offrit un chameau grâce auquel il pu rentrer à temps. L’animal décida par la suite de rester vivre sur la Chaussée.
  • Un orgue que le géant aurait fabriqué pour son fil : la légende raconte que le soir de Noël, vers minuit, si vous venez seul sur la Chaussée, vous pouvez entendre le géant jouer de son orgue (vous avez quelque chose de prévu pour Noël prochain?).

Pssst, pour  les plus terre-à-terre, voici une explication un peu plus scientifique de ces formes rocheuses : « La Chaussée des Géants résulte de l’érosion d’une ancienne coulée de lave fluide basaltique (datée d’environ 60 millions d’années). La contraction thermique de la lave lors de son refroidissement (immédiatement après son émission) a créé la fracturation hexagonale en colonnes. »

Personnellement, on gardera en tête ces histoires de géants, pas vous ?

Ce site naturel, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est une curiosité qui attirent de nombreux visiteurs en voyage sur l’île. Malgré tout à cette période de l’année (mi-avril) le flux touristique étant assez léger, nous avons tout de même pu apprécier le calme et la beauté des lieux. Avec un peu de patience, nous avons même réussi à prendre quelques photos zéro touriste !
Petite précision utile pour ceux qui se laisseront tenter un par petit tour sur la Chaussée : l’entrée  du site n’est pas gratuite, il faudra débourser 9£ par adulte (oui oui, une dizaine d’euros par personne). M’enfin ça vaut le détour, le site est extrêmement bien entretenu (zéro déchet, c’est magique !), et à ce prix la, vous avez le droit à un audio-guide  qui vous racontera tout ce que vous voulez savoir sur la Chaussée des Géants.


Cette petite escapade en Irlande du Nord terminée, nous partons pour le bout du bout du nord de l’Irlande : le Malin Head.

S’étant renseignés avant le voyage sur les choses à ne pas manquer, nous avions lu que quelques rares chanceux avaient aperçu des aurores boréales à cet endroit. Les aurores boréales, ça nous fait évidemment rêver, mais c’est un phénomène trop aléatoire en Irlande pour que nous décidions d’y planter notre tente et d’y passer la nuit. Pour notre part, nous nous sommes donc contentés d’un couché de soleil sur la mer.
Imaginez : le soleil couchant, des falaises, un vent fort, une mer un peu agitée, un ciel dégagé et … personne ! Le calme absolu, juste le bruit du vent et des vagues. C’est ça l’Irlande !


Après une nuit passée à Carndonagh, nous reprenons la route. Le Connemara nous attend !
Mais pas si vite, la route est longue, et quelques tours et détours s’imposent pour profiter du pays.

 

On traversera une partie du comté de Donegal dans le but d’arriver au St John’s point.
Le St John’s point se trouve au bout d’une petite péninsule, et la vue panoramique et le calme du lieu (encore une fois, presque seuls au monde) valent le détour.

Il est temps de repartir, 3h30 nous séparent du Connemara où nous passerons la nuit. En voiture O’Brien !

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Après ces deux premiers jours aux pays des Leprechauns, on peut d’ores et déjà affirmer que l’Irlande est un pays magnifique. Si jusqu’ici nous avions plutôt admiré les côtes (et ce n’est pas fini), nous avions hâte de découvrir les terres de ce fameux Connemara.

Mais ça, on vous le réserve pour plus tard… Keep in touch’ 😉

 

PS: Avez-vous remarqué ce soleil Irlandais qui ne nous quitte pas ?

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