Des falaises de Moher à Dublin, la boucle est bouclée

Le voyage est déjà bien entamé et le retour prévu dans deux jours.
Lundi, nous reprenons la route de bon matin.

Direction les « Cliffs Moher »

On se décide à ne pas partir trop tard, histoire d’éviter d’arriver en même temps que les cars de touristes (même si les arrivages se font toute la journée).
On ne se privera tout de même pas de quelques arrêts en chemin : le premier aux restes d’une cathédrale avec un joli cimetière aux croix celtiques, le deuxième au fameux Dolmen de Poulnabrone que toutes nos lectures nous ont vendu comme étant le plus impressionnant d’Irlande.
Arrivés face au Dolmen, un « Ah? C’est tout? » est à peu près la réaction que nous avons eu. Certes c’est un Dolmen. Certes il a environ 5800 ans. Mais la chose n’est pas aussi grande ni impressionnante que ce qu’on avait pu s’imaginer. Néanmoins le lieu est chouette, avec ses formations rocheuses atypiques (nous sommes dans la région du Burren, un plateau rocheux caractérisé par ses larges étendues de pierres lisses abimées par le temps). On ne regrette pas le déplacement car la route est belle, mais on ne s’éternise pas et repartons vers Moher.

Hop hop hop, on file vers la côte Atlantique. Nous arrivons à la bonne heure pour un pique-nique, et déjà le site se rempli de touristes qui comme nous n’attendent qu’une chose, contempler les lieux. Il faut préciser que les falaises de Moher sont le site touristique le plus visité du pays. Etendues sur 8km et pouvant s’élever jusqu’à 214 mètres, leurs couleurs les rendent singulières : elles sont aussi noires que celle d’Etretat sont blanches.
La balade le long des falaises est magnifique et la vue impressionnante. Finalement, même les nombreux touristes ne viendront pas gâcher le spectacle : admirer les oiseaux aller et venir dans les creux de la falaise, entendre les vagues s’écraser sur la roche… On a beau ne pas être seuls, les lieux sont calmes.

Avis aux fans d’Harry Potter : s’il y a comme un gout de déjà vu sur ces photos, ce n’est pas parce que nous ressemblons à Dobby (non non non, méchant Dobby !) mais bien que les lieux doivent vous être familiers : c’est ici qu’Albus emmène Harry à la recherche d’un Horcruxe dans Harry Potter et le Prince de sans mêlé.
Rappelez-vous :

Le O’Dea Castle

Ce soir nous dormirons à Limerick avant de reprendre la voiture une dernière fois pour rejoindre Dublin. Mais avant cela, une dernière halte au O’Dea Castle. Nous voilà une fois de plus en pleine campagne au milieu de vieilles pierres, seuls. On se balade autour des ruines, mais on n’ose pas se lancer dans la promenade de 6km autour des lieux à cause de notre arrivée tardive. On se contente d’apprécier le calme et l’air frais de la campagne, qu’on retrouvera sans doute difficilement à notre retour au Maroc.

Dublin, capitale Irlandaise

Voilà, ce petit roadtrip est terminé, il faut rendre la voiture (intacte, halleluja !).
A Dublin, nous opterons pour le mode de transport le plus économique : nos pieds.
Après une bonne marche pour rejoindre le centre-ville, nous nous arrêterons dans un des meilleurs fish & chips de la ville (parait-il) : le Beshoff’s (extra !).
Pour être très honnêtes, nous ne visiterons pas grand-chose à Dublin. Arrivés le mardi en début d’après-midi et supposés repartir le lendemain midi pour l’aéroport, on se baladera dans le centre-ville, aux alentours du fameux quartier Temple Bar.
Bien sur on s’arrêtera dans des pubs. Bien sûr on boira cidres & bières. Bien sûr nous rencontrerons Camille & Simon … Quoi?! Encore vous ? C’est fou ce que le monde peut être petit parfois !

Le Phoenix Park

Sous les conseils de Camille & Simon recroisés la veille, nous passerons notre dernière matinée au Phoenix Park, au Nord-Ouest de la ville, avec la promesse de pouvoir admirer un troupeau de daims sauvages.
Après avoir beaucoup marché (le parc est vraiment grand, 712 ha), et finalement abandonné tout espoir de rencontrer les jolies bêtes, nous nous attelons à chercher la sortie pour rejoindre une station de bus qui nous mènera à l’aéroport.
Et là, qui v’la ? Deux petits daims ! On fouille dans nos sacs, prêts à sacrifier nos derniers BN à la fraise pour apprivoiser les deux mammifères. C’est avec des pas délicats, les BN au bout des doigts que nous établirons le contact. Ce sont des bêtes sauvages, mais on devine qu’elles ont l’habitude d’être nourries par les passants (il parait qu’ils raffolent des carottes, à bon entendeur). Le paquet vide et le sourire aux lèvres, on reprend notre chemin vers la sortie. On rencontrera le reste du troupeau un peu plus loin, gambadant sur le terrain de rugby du parc. Mais plus le temps de s’éterniser (et nos poches ne contiennent plus une miette)… Un dernier coup d’oeil sur la carte pour repérer la sortie, on relève la tête : mais ils nous suivent non ?! Oui oui, ce sont bien Camille et Simon en train de pique-niquer sous cet arbre ! C’est après un 4ème et dernier « au-revoir » amusé que nous continuerons notre route chacun de notre côté…

Ainsi se termine notre (trop) court voyage en Irlande.
1500km à rouler à gauche, des paysages magnifiques, des animaux attachants, des autostoppeurs omniprésents ( 😉 ) de la verdure et du grand air, nous sommes requinqués et prêts à retrouver l’ambiance marocaine.

Irlande, à bientôt Inch’Allah !

Le mot de la fin :

Beeeh ! (Bon, il faut cliquer pour que ça prenne son sens 😉 )

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